Eglise néo apostolique de France


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Relations interconfessionnelles

Bien qu’indépendante et ne faisant partie ni du Conseil Œcuménique des Eglises ni d’aucune fédération, l’Eglise néo-apostolique est respectueuse des autres Eglises et confessions ainsi que de leurs membres, et ouverte au dialogue interreligieux.

Reconnaissance du baptême chrétien

L'Eglise néo-apostolique reconnaît le saint baptême d'eau administré dans d'autres Eglises, dans la mesure où il est dispensé en bonne et due forme, au nom du Dieu trinitaire.

Cette démarche de reconnaissance suppose que, lors du baptême (puisque celui-ci est la première grâce que Dieu communique à l'être humain), Dieu lui-même valide l'acte et le rend efficace. Par ailleurs, l'Eglise néo-apostolique suppose également que le baptisé a déclaré publiquement sa foi en Jésus-Christ.

Déclaration de l’apôtre-patriarche Wilhelm Leber (23.10.2005) :

« Je vise à établir des relations décrispées avec les autres confessions chrétiennes, sur la base du respect réciproque. A cette fin, notre Eglise doit aller à la rencontre des autres Eglises et instaurer le dialogue avec elles. Le dialogue est toujours important. Il est important au sein des communautés et des districts, il l’est aussi par-delà le cadre de l’Eglise, en vue d’abolir les défiances et d’instaurer des relations de confiance. Cette démarche n’altère en rien les fondements de notre foi ni ne les remet en question. Il s’agit de dialoguer, d’échanger des pensées avec les autres.

Il existe un autre argument de poids, propre à notre époque, qui plaide en faveur de cette démarche œcuménique : la disparition progressive des fondements chrétiens au sein de la société. Nous ne pouvons pas l’ignorer. D’une manière générale, la foi se fait de moins en moins consistante, au point que nous aussi, nous avons de plus en plus de difficulté à être perçus du grand public. Nombreux sont ceux pour qui les notions de « vie éternelle », de « résurrection », de « Saint-Esprit » ou « d’apôtre » ne sont plus parlantes. Les références chrétiennes ne cessent de s’estomper. Il nous est donc d’autant plus difficile de rendre notre foi accessible à autrui.

 Pour ma part, j’en conclus ceci : Nous avons, nous aussi, tout intérêt à voir le front chrétien, l’ensemble des chrétiens, se renforcer, car là où les références chrétiennes disparaissent, l’Eglise néo-apostolique n’est plus porteuse de sens non plus. C’est seulement sur la base des valeurs et convictions chrétiennes qu’il nous est possible de rendre notre foi accessible à autrui et de préciser sa substance.

C’est là la raison pour laquelle nous ne nous fermons pas à la démarche œcuménique. Mettons l’accent sur ce qui nous rassemble plutôt que sur ce qui nous sépare des autres chrétiens.

En revanche, je rappelle très clairement ceci : Nous refusons de participer à des services religieux œcuméniques ou à des bénédictions communes. C’est surtout à l’occasion de mariages, lorsque l’un des conjoints ne partage pas notre foi, qu’est exprimé le souhait qu’un ecclésiastique d’une autre confession intervienne dans la dispensation de la bénédiction nuptiale. Pour ma part, je n’ai rien à objecter au fait qu’un ecclésiastique d’une autre confession fasse une allocution ou prononce une prière, mais je souhaite qu’il le fasse en dehors du cadre de la bénédiction proprement dite.

 Telle est notre conception de base, à laquelle nous voulons nous tenir. C’est ainsi que les choses doivent se passer concrètement. Quant aux autres aspects, je laisse aux apôtres le soin de les traiter. C’est avec eux qu’il conviendra d’en discuter. »

L'apôtre-patriarche Richard Fehr félicite le pape nouvellement élu

A la date du 20 avril 2005, l'apôtre-patriarche R. Fehr envoie au pape Benoît XVI nouvellement élu la lettre suivante :

"Très Saint Père,

A l'occasion de votre élection à la tête de l'Eglise catholique romaine, j'ai l"honneur d'adresser à Votre Sainteté mes très sincères félicitations et voeux de bonheur et de bénédiction. Je le fais également au nom de tous les chrétiens néo-apostoliques.

Après le pontificat du pape Jean-Paul II, les attentes sont particulièrement grandes, non seulement celles des chrétiens catholiques du monde entier, mais aussi celles des instances politiques et de la société humaine. La faim et la pauvreté, l'injustice et la guerre, la maladie et les souffrances psychiques perdurent ;  la sécularisation grandissante, l'inconstance des valeurs éthiques, la matérialisme débordant, etc. sont autant de  défis à relever. Par le biais de l'Evangile de Jésus-Christ, Dieu continue d'offrir son aide à tous les hommes. Quiconque saisit son amour et sa grâce reçoit consolation et réconfort, et s'anime d'un courage nouveau et d'une foi ferme.

Pour l'accomplissement de votre haute mission, je souhaite à Votre Sainteté l'aide et la force de Dieu, afin que vous puissiez poursuivre votre voie sans faillir, pour le bien de l'Eglise et de vos fidèles. Nous, chrétiens néo-apostoliques, nous prions pour vous.

Richard FEHR"

Réponse du Vatican

Dans sa réponse au courrier de l'apôtre-patriarche Fehr, Monseigneur Caccia écrit notamment ceci: "Le Seigneur qui domine vie et mort a rappelé son fidèle serviteur, le pape Jean-Paul II, dans son royaume céleste. Ce décès plonge l'Eglise catholique dans l'affliction et, avec elle, d'innombrables chrétiens et hommes de bonne volonté dans le monde entier." Il conclut sa lettre par un mot de gratitude pour la preuve de solidarité fournie par l'Eglise néo-apostolique.

Lettre de condoléances à l'occasion de la mort du pape Jean-Paul II

Le 5 avril 2005, l'apôtre-patriarche Richard Fehr écrivait ce qui suit au Collège des Cardinaux de l'Eglise catholique romaine :

"Eminences,

A l'occasion de la mort du pape Jean-Paul II, il me tient à coeur de vous exprimer ma profonde sympathie. Je le fais également au nom de tous les chrétiens néo-apostoliques de par le monde.

Au-delà des limites confessionnelles, le pape Jean-Paul II était une personnalité de la foi chrétienne estimée dans le monde entier. Il a mis sa vie au service de l'Evangile de Christ, ne reculant devant aucun effort en vue de remplir son ministère et sa mission.

Au cours de son pontificat de près de vingt-sept années, il a conduit l'Eglise catholique romaine d'une main sûre. Par son charisme, il a non seulement gagné les coeurs de la jeunesse, mais aussi l'affection de millions de croyants issus de toutes les nations de cette terre.  De surcroît, il a rendu d'éminents services à la chrétienté tout entière, au moyen de sa proximité humaine et de sa piété. Aux yeux de beaucoup d'êtres humains, il est ainsi devenu le symbole de l'action résolue et intrépide, conforme à l'Evangile.

Nous, chrétiens néo-apostoliques, nous prions pour lui.

Que vos Eminences veuillent agréer l'hommage de mon profond respect.

Richard FEHR"

 

L’apôtre-patriarche félicite le pape Benoît XVI

 

 

« Il me tient à cœur de vous adresser personnellement mes vœux sincères de bonheur et de bénédiction ». C’est en ces termes que l’apôtre-patriarche Wilhelm Leber, président de l’Eglise néo-apostolique au niveau international, félicite le chef de l’Eglise catholique romaine, le pape Benoît XVI, à l’occasion de son anniversaire.

Dans son message, l’apôtre-patriarche reconnaît l’importance de l’engagement du pape pour la paix dans le monde et l’entente entre les peuples. Il fait également référence à l’action du pape pour le renforcement de la foi chrétienne, affaiblie par l’évolution actuelle de la société.

L’apôtre-patriarche conclut sa lettre avec ces mots : « Je souhaite que cette nouvelle année vous apporte beaucoup de force pour poursuivre votre haute mission ».

 

Le pape Benoît XVI a fêté ses 80 ans le 16 avril 2007.

 

 

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